Conseil Municipal du 29 juin2026 : l'intérêt général est sacrifié !
- 2 juil.
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Depuis plus de 10 ans le projet d’aménagement du terrain de l’ancienne école de la Marine Marchande, dite Hydro, constitue un sujet majeur pour la ville de Sainte-Adresse. Après l’abandon par Nexity de son projet, une offre conjointe de des deux opérateurs immobiliers Logéo Seine et Brownfields Sedelka s’est concrétisé par la signature les actes de cession du foncier et le dépôt de permis de construire.
La dernière campagne municipale se focalisa sur ce sujet de l’Hydro, avec la volonté très nette de l’équipe de Pierre-Jean Baudouard de remettre en question le projet de la municipalité précédente, notamment sur le nombre de logements proposés.
Rappelons les invariants du projet initial : rénovation de l’ancien bâtiment de l’Hydro, création d’un parc public de 7000 m2, interdiction des circulations routières traversantes, tiers lieux ouverts au public, faible densité des nouvelles constructions. Le projet initial prévoyait 22.000 m2 de surface de plancher pour 310 logements, à comparer aux 23.000 m2 des bâtiments de l’ancienne école de la Marine Marchande, soit 1000 m2 de moins.
Ce dernier projet devrait se réaliser… à une exception près : le nombre de logements passant de 310 à 220, résultant des dernières négociations de la nouvelle municipalité avec Brownfields et Logéo Seine.
Quel est l’origine de cette réduction du nombre de logements ?
Elle répondait d’abord a un engagement de campagne de la liste Baudouard: « Urbanisme : une centaine de logements contre les 310 prévus », donc d’une promesse de 100 logements nous serions maintenant à 220, plus du double de la promesse initiale.
Mais en plus, il y avait un « loup », la nouvelle équipe n’a jamais évoqué au cours de la campagne, le coût supporté pour cette réduction, soit un total de 1,7 M€ (si l’on inclut le manque à gagner de la taxe d’aménagement pour plus de 100 K€), passant de la poche des dionysiens à celle des promoteurs immobiliers, ceci pour une réduction de 89 logements soit 18.000 euros par logement.
Quel est le bénéfice de ces suppressions de logements ?
Nous pourrions attendre pour un tel montant d’investissement, une évaluation par la nouvelle municipalité des bénéfices/pertes, et donc une étude d’impact entre ces trois volumes de logements : 100, 220 et 310 logements, notamment en termes de circulation routière, durée des travaux, stationnements, évolution de la population, impact dans nos écoles et commerces, services à la population. De cela rien, aucune évaluation ou étude pour ces 1,7 M€ transférés aux promoteurs immobiliers, qui sont les bénéficiaires de cette manne, soit une prime de 18.000 € par logement supprimé. Les dionysiens paient pour corriger une promesse électorale non tenue.
Le vrai sujet : l’intérêt général.
Un motif a retenu notre attention dans la nouvelle convention entre Brownfields et la ville : l’objectif d’implanter les bâtiments à une plus grande distance des copropriétés voisines à l‘est du terrain Brownfields. La carte jointe au document est très explicite, les distances par rapport aux bâtiments déjà existants sont très précisément définies. Les deux bâtiments supprimés par Brownfields de son projet sont ceux sont à l’est du terrain, jouxtant la limite séparative des Jardins de la Héve.
Durant la campagne électorale un certain nombre d’habitants du plateau se sont mobilisés contre ce projet, position respectable, mais ce projet majeur pour l’avenir de notre commune et ses finances devait avant tout respecter l’intérêt général.
La décision de la nouvelle municipalité concernant l’Hydro n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable avec la population contrairement à tous ses engagements, dont la saisine d’une assemblée citoyenne et un vote des habitants. Une consultation n’est donc envisagée qu’a posteriori, donc après la décision d’aménagement.
Très clairement, cette décision concernant l’Hydro, prise dans le secret des bureaux, réponds aux attentes d’une trentaine de voisins du projet, indisposés par ce changement.
Les 7000 habitants de Sainte-Adresse attendaient mieux de la nouvelle municipalité, quand notre population baisse de 40 habitants par an depuis 10 ans, notre collège de la Hève est menacé ainsi que nos écoles primaires sans compter les commerces en difficulté. Nous sommes tenus également par les politiques nationales concernant la gestion de l’espace urbain, et notamment la ZAN.
Un enjeu budgétaire
Avec ces 1,7 M€ versé aux promoteurs immobiliers, nous pouvions reconstruire trois fois l’estacade, réaliser presque deux fois le projet Lecadre-Monet compte tenu des subventions, donc agir concrètement dans notre commune, et non dédommager des promoteurs immobiliers. Le cout de cette opération est de 380 € par contribuable dionysien
Avec la vente du foncier de la Marine Marchande la précédente municipalité avait dégagé un excédent de 2,7 M€, nécessaire pour financer la réalisation du parc public (+1 M€), mais aussi l’aménagement de la route du Cap et l’enfouissement des réseaux aériens. Avec le transfert financier au profit des promoteurs immobiliers, le solde ne sera plus qu’un maigre 1,1 M€ insuffisant pour ce programme, sauf à s’endetter.
Pour rappel, la précédente municipalité avait réalisé 15 M€ d’investissements lors du dernier mandat sans appel à l’emprunt et grâce aussi à 6 millions de subventions.
Nous avons aussi à craindre pour l’avenir, au vu des échanges avec la société Seminor sur le projet immobilier de la Broche à Rôtir ou une fois de plus la nouvelle municipalité propose de sortir le carnet de chèque des dionysiens (1M€) pour bloquer le programme. Une fois de plus ce sont tous les dionysiens qui devrons payer pour les intérêts très particuliers du voisinage.
Sur la base de telles politiques, quel sera l’état de notre commune dans 7 ans ?
L’intérêt général reste la grande victime de la décision de la présente municipalité, qui réponds à la demande d’intérêts particuliers minoritaires.


